Pourquoi est-il important de parler d’argent?

Il n’a jamais été facile de parler de questions financières avec les membres de la famille, peu importe qu’il s’agisse de parler à vos parents ou à vos enfants adultes. Mais bien souvent, il existe une raison importante de prendre votre courage à deux mains pour parler d’argent. Si vous n’abordez pas cette question lorsqu’elle vous préoccupe, vous pourriez permettre à d’autres problèmes de survenir à l’avenir.

Éviter l’apparition de problèmes

Voici quelques scénarios qui démontrent à quel point la communication peut être importante.

Prenons l’exemple de quelqu’un qui estime qu’un parent retraité qui vit seul devrait donner procuration à un mandatairev (un mandat de protection au Québec), et imaginons que cette personne ne sait pas trop comment s’y prendre, de peur que le parent résiste. Imaginons que le parent souffre d’une régression cognitive sérieuse sans avoir eu la discussion et sans avoir rédigé de procuration. Tout d’abord, cette personne sera obligée de s’y retrouver dans le processus, parfois difficile, de sa province quant au fait de demander et de recevoir le contrôle des affaires financières du parent. Deuxièmement, des conflits pourraient survenir si cette personne n’est pas la seule personne qui souhaite avoir ce contrôle.

Prenons maintenant l’exemple d’un parent dont l’enfant commence sa première année de collège ou d’université. Le parent souhaite parler de questions portant sur la budgétisation et la responsabilité financière, mais il s’inquiète du fait que son enfant, maintenant un jeune adulte, pourrait avoir l’impression qu’on lui fait la leçon. Imaginons que la conversation n’a jamais lieu et que l’enfant reçoit une carte de crédit étudiante qu’il utilise comme s’il s’agissait d’argent gratuit. Désormais, en plus de devoir gérer un programme complet d’études, l’étudiant doit gérer des problèmes budgétaires.

Les situations dans lesquelles parler d’argent pourrait éviter de rencontrer des problèmes à l’avenir sont presque infinies — peu importe qu’il s’agisse de parler de quels membres de la famille aideront à financer un mariage ou d’avertir des parents âgés qu’ils pourraient faire l’objet d’escroqueries. Il est généralement plutôt facile de cerner les situations où il serait bon de parler — c’est l’étape suivante qu’il faut planifier.

Planifiez votre stratégie

Alors, comment faire pour parler de ce sujet délicat? La première question est de savoir s’il convient d’aborder le sujet naturellement lorsque vous vous retrouvez ensemble, ou s’il est préférable de fixer l’heure et la date pour un entretien plus formel.

Le moment venu, vous pouvez adopter une approche audacieuse et simplement aborder le sujet directement. Vous pouvez également parler de vos inquiétudes et dire ouvertement que vous vous sentez mal à l’aise. Lorsque cela est possible, vous pouvez commencer par parler de la situation d’un ami, d’un parent, ou d’une personne que vous connaissez tous les deux, puis passer au vif du sujet.

Si le sujet est empreint de questions difficiles, vous pouvez essayer de l’aborder lors de plusieurs petites conversations — une question à la fois. Si vous avez un frère ou une sœur, vous pouvez vous partager la tâche de parler avec votre parent.

Le plus important est de réfléchir sur ce thème de sorte à adopter la stratégie qui vous convient à vous et votre famille, ainsi qu’au sujet dont vous parlez.

Devriez-vous souscrire une assurance vie si vous êtes célibataire?

Il est sage de songer immédiatement à la protection de votre avenir
Vous avez posé les bons gestes et été finalement récompensé. Toutes ces années d’études vous ont finalement aidé à obtenir l’emploi qui donne le coup d’envoi à votre carrière.

Une gestion monétaire adéquate est la clé qui mène à l’indépendance financière. Elle vous donne le pouvoir de prendre les décisions qui façonnent votre vie. Une réflexion à long terme vous amène à établir et à suivre un programme de sécurité financière qui couvrira les 40 prochaines années ou plus de votre vie.

Si vous n’avez pas fait affaire avec un conseiller pour élaborer votre programme financier, il y a de fortes chances que vous détenez une assurance auto et une assurance habitation. Mais pourquoi s’en faire? Vous êtes célibataire et n’avez pas d’enfant. Vous n’avez sûrement pas besoin d’assurance individuelle. Vraiment?

L’importance d’assurer votre avenir financier

Un programme de sécurité financière solide est fondé sur le revenu. Il est important de penser à vos objectifs financiers, tels qu’acheter une maison, fonder une famille et profiter d’une retraite confortable.

Commencer à investir dès maintenant est essentiel à la croissance du patrimoine. Un départ rapide pourrait vous aider à posséder votre maison des années plus vite. Investir en adoptant une vision précise et une approche diversifiée peut vous aider à atténuer le risque.

Être prêt pour les problèmes de santé imprévus

Des accidents peuvent survenir et vous empêcher de travailler pendant quelques mois ou même des années. Il est aussi important d’être prêt en cas de problème de santé majeur. Les probabilités que vous ayez à faire face à une telle situation au cours de votre vie sont beaucoup plus élevées que vous ne le croyez.

L’assurance invalidité et l’assurance maladies graves individuelles peuvent contrer ces risques. Si vous ne pouvez pas travailler en raison d’une maladie ou d’une blessure sérieuse couverte par votre police, l’assurance invalidité vous procurera un revenu de remplacement régulier. Si vous êtes atteint d’une maladie grave qui est couverte par votre police, l’assurance contre les maladies graves vous versera un montant forfaitaire unique quand vous en avez le plus besoin. Cela vous offre souplesse et choix en ce qui a trait au financement des soins de santé qui ne sont pas couverts, à l’obtention des meilleurs soins médicaux possible et au remplacement du revenu perdu. Ces deux types d’assurance peuvent constituer des éléments importants de votre programme de sécurité financière et vous aider à poursuivre l’atteinte de vos objectifs si un événement imprévu devait survenir.

Certaines considérations au sujet des avantages sociaux offerts par l’employeur

De nombreux jeunes aujourd’hui reconnaissent qu’ils auront un parcours de carrière différent de celui de leurs parents. Au lieu de travailler au même endroit pendant des décennies, il est fort probable que les gens changeront d’employeur après quelques années. Même si ce n’est pas nécessairement une mauvaise chose, cela signifie que vous perdrez éventuellement l’assurance fournie par votre employeur chaque fois que vous changerez d’emploi, et qu’un nouvel employeur pourrait ne pas offrir la protection dont vous avez besoin.

Il est aussi important de se rappeler que l’assurance que vous avez au travail fournit habituellement une protection de base et des garanties à partir d’un menu d’options préétabli. À défaut de souscrire une protection d’assurance additionnelle, votre protection d’assurance pourrait offrir une protection en deçà de vos véritables besoins. Le service des RH de votre employeur peut vous fournir des précisions sur votre protection d’assurance au travail, et votre conseiller pourra vous aider à déterminer si elle répond à vos besoins.

L’avantage de souscrire une assurance quand vous êtes jeune

Étant donné que les risques augmentent avec l’âge, la souscription d’une assurance individuelle à un jeune âge signifie que vous obtenez habituellement les primes les plus basses possible. De nombreuses polices permettent le renouvellement de votre protection sans examens médicaux additionnels. Mieux encore, la protection est garantie et, tant et aussi longtemps que les primes requises sont payées, vous êtes la seule personne à pouvoir annuler la police.

Pourquoi une police d’assurance vie permanente pourrait vous convenir

Sans conjoint ou enfant, il peut sembler étrange de souscrire une assurance vie. Il existe cependant des raisons de souscrire ce genre de protection d’assurance lorsque vous êtes jeune et célibataire.

Prenez en considération l’assurance vie avec participation (un type d’assurance vie permanente), un outil puissant pour la retraite et la planification successorale. Il y a bien sûr une prestation de décès, mais également un montant d’argent garanti qui croît à l’intérieur de votre police, combiné au rendement des placements du compte de participation qui peut augmenter la valeur de votre prestation de décès. Ce montant peut vous aider à payer pour des objectifs comme un fonds pour les études, la création d’une nouvelle entreprise ou un complément à votre revenu de retraite. N’oubliez pas que ce que vous retirez peut être imposé.

L’assurance vie permanente peut jouer un rôle de premier plan dans votre programme de sécurité financière. Un conseiller possède l’expertise pour vous aider à décider si cette route vous convient.

Ne pas oublier les personnes à charge

Des gens comptent sur vous, même si vous n’avez pas de conjoint ou d’enfant. Si vos parents n’ont pas suffisamment d’argent, vous et vos frères et sœurs pourriez éventuellement être responsables de leur santé et de leurs soins à long terme.

Voici d’autres exemples où l’assurance vie peut s’avérer utile :

Vous avez un membre de la famille qui a des besoins spéciaux
Vous avez contracté un prêt personnel ou commercial qu’un membre de la famille a cosigné
Vous désirez laisser de l’argent à vos proches
Vous désirez faire un don important à une cause ou une œuvre de bienfaisance
Votre décision d’instaurer et de suivre un programme de sécurité financière à un jeune âge peut vous aider à vous mettre sur la voie de l’indépendance financière. L’assurance appropriée vous aidera à demeurer sur cette voie.

Qu’est-ce que l’assurance pour les propriétaires d’entreprise?

L’assurance détenue par une entreprise prévoit un versement unique à votre entreprise si vous, votre associé ou un employé clé décédez. Elle peut aider à régler les dettes de l’entreprise, à payer les frais généraux ou à racheter les parts d’un associé.

De quelle assurance ai-je besoin?

Cela dépend de votre situation. Si vous venez de démarrer votre entreprise, l’assurance temporaire pourrait vous aider à couvrir vos emprunts et vos frais généraux. En revanche, si votre entreprise est bien établie et compte quelques employés clés qui génèrent des revenus, l’assurance invalidité ou l’assurance maladies graves pourraient vous aider à maintenir le cap si quelque chose devait leur arriver.

Plusieurs options d’assurance peuvent répondre aux besoins de votre entreprise et à ses objectifs.

Assurance vie pour les propriétaires d’entreprise

Souscrire une assurance pour votre entreprise peut être une façon souple de la maintenir sur la voie du succès. Vous pouvez l’utiliser pour vous protéger, vous et votre associé, et pour protéger l’avenir de votre entreprise. Dans certains cas, votre entreprise peut également accéder à la valeur de rachat de la police.

Une protection à court terme au moment où vous en avez le plus besoin
L’assurance vie temporaire détenue par l’entreprise peut aussi aider à couvrir les dépenses essentielles, en particulier dans le cas d’une nouvelle entreprise ayant des dettes à rembourser. Il pourrait s’agir de la meilleure façon de protéger votre jeune entreprise de même que vos associés et votre famille.

Assurance maladie

Une bonne planification peut permettre à votre entreprise de poursuivre son essor peu importe ce qui vous arrive. Grâce à l’assurance invalidité et à l’assurance maladies graves, votre entreprise pourrait demeurer florissante même si vous, votre associé ou l’un de vos employés clés subissiez une blessure ou tombiez gravement malades.

Assurance invalidité

Une police d’assurance invalidité détenue par votre entreprise peut fournir des versements mensuels. Elle peut aider votre entreprise à continuer de bien fonctionner et servir à régler les dépenses si jamais une blessure ou une invalidité vous empêchait de travailler.

Assurance maladies graves

L’assurance maladies graves peut procurer à votre entreprise un versement libre d’impôt si vous recevez un diagnostic de maladie grave. Les troubles de santé couverts seront stipulés dans votre contrat. Il peut s’agir, par exemple, d’un cancer, d’une crise cardiaque ou d’un accident vasculaire cérébral.

Cliquez sur le lien suivant pour voir l’article complet de Canada Vie: https://www.canadalife.com/fr/des-solutions-d-affaires.html 

Évolution de la COVID-19 et du marché

Chers amis,

Alors que nous entrons dans cette période un peu plus froide, les cas de la COVID-19 sont à nouveau en augmentation dans certaines régions du pays, ce qui a entraîné une deuxième série de fermetures régionales pour limiter les opérations commerciales et les rassemblements sociaux. Au même moment, l’anxiété des investisseurs concernant l’élection présidentielle américaine et son impact potentiel sur les marchés financiers a continué à augmenter.

Voici quelques mises à jour sur les événements liés au marché les plus marquants du mois dernier.

Évolution de la COVID-19 et du marché

• Le nombre de cas confirmés de la COVID-19 a dépassé les 43 millions dans le monde en octobre, selon les données de l’université Johns Hopkins. Au Canada, il y avait environ 218 000 cas en date du 26 octobre, dont près de la moitié au Québec.

• Avec des dizaines de vaccins potentiels en cours d’essais cliniques dans le monde entier, l’espoir de voir une version approuvée avant la fin de l’année a pris de l’ampleur. Le fabricant de médicaments britannique AstraZeneca Plc a fait état de résultats prometteurs lors des essais du vaccin COVID-19 développé par l’université d’Oxford.

• Alors que la date des élections américaines du 3 novembre se rapproche, le candidat démocrate à la présidence, Joe Biden, est en tête des sondages. Cependant, la crainte que le président Donald Trump conteste s’il perd les élections a créé une incertitude dans certains secteurs.

• Les marchés des actions nord-américains ont connu des hauts et des bas pendant la majeure partie du mois d’octobre, l’indice S&P 500 aux États-Unis restant en dessous de son pic de début septembre.

• Les données économiques ont montré une amélioration continue de l’emploi tant au Canada qu’aux États-Unis, tandis que le nombre de logements est resté élevé.

Comment cela affecte-t-il mes placements?

Plusieurs facteurs alimentent l’incertitude du marché cet automne, notamment l’élection américaine et les perturbations sociales qui pourraient en découler. Bien que les résultats de l’élection puissent avoir un effet négatif sur les performances du marché, tout ralentissement sera probablement de nature temporaire. En fait, le passé démontre qu’en moyenne, les marchés ont augmenté dans les mois suivants une élection, quel que soit le parti politique qui occupait la Maison-Blanche.

 

Bien que les résultats de l’élection américaine, la propagation de la COVID-19 et son impact économique soient imprévisibles, je voudrais souligner que je tiens à vous soutenir dans la réalisation de vos objectifs financiers. N’hésitez pas à me contacter au 450-951-8787.

Nos sincères salutations,

Michel Prévost

 

5 conseils financiers pour les nouveaux parents

Chad Fraser

Devenir parent est un événement marquant, il va sans dire. Voici 5 conseils financiers utiles pour éviter que les dépenses de vos enfants ne drainent votre compte bancaire.

Bien sûr, élever des enfants pourras vous coûter cher. Mais il y a quand même moyen de limiter les coûts grâce à quelques idées simples et brillantes.

Élever un enfant au Canada, combien cela coûte-t-il?

Le gouvernement canadien n’a pas publié d’estimation officielle, mais le ministère de l’Agriculture des États-Unis a calculé en 2015 qu’il en coûtait au total 233 610 $ US par enfant pour un ménage à revenu moyen comptant un couple marié et deux enfants.

C’est un chiffre renversant, mais ne vous laissez pas décourager. Au Canada, l’Institut Fraser est d’un autre avis et a estimé dans un rapport de 2013 que ce coût représentait entre 3 000 $ et 4 500 $ par année par enfant – ce qui totaliserait 81 000 $ à l’âge de la majorité, pour le haut de la fourchette.

Que vous reteniez la première estimation ou la seconde (ou un tout autre chiffre), il y a moyen d’éviter que vos enfants ne vident votre compte bancaire. Voici 5 conseils pour la vie de tous les jours.

1. Faites votre budget

Au cours de la première année, les parents font face à une double pression financière : les coûts bondissent, et le revenu diminue alors qu’un parent (ou les deux) prend congé pour prendre soin du nouveau-né.

Heureusement, en planifiant et en tenant compte des prestations versées aux nouveaux parents, il est possible de réduire la pression. Deux types de prestations sont versées aux nouveaux parents au titre de l’assurance-emploi (AE). (Au Québec, les prestations parentales est régies par le Régime québécois d’assurance-parentale.) Il y a d’abord les prestations de maternités qui sont payables pendant un maximum de 15 semaines et représentent 55 % du salaire hebdomadaire moyen de la mère, à concurrence d’un salaire annuel de 51 700 $ (au 1er janvier 2018). La prestation maximale se chiffre à 547 $ par semaine.

Il y a ensuite les prestations parentales, qui peuvent être versées pendant un total de 35 semaines à 35 %, ou encore pendant 61 semaines à 33 % du salaire hebdomadaire moyen pour le programme prolongé. Celles-ci peuvent être utilisées par un seul parent ou partagées entre les deux.

Vous pouvez également avoir droit à l’allocation canadienne pour enfants, un paiement mensuel non imposable. La prestation maximale s’établit en 2018-2019 à 541 $ par mois (6 496 $ par année) pour un enfant de moins de 6 ans, et est réduite à 456 $ par mois (5 481 $ par année) pour un enfant ayant entre 6 et 17 ans. Le gouvernement canadien a annoncé que ce montant serait annexé chaque années.

La prestation varie toutefois en fonction du revenu de votre ménage et du nombre d’enfants qui vivent avec vous. Par exemple, si vous avez un enfant admissible, vous recevrez le plein montant si le revenu de votre ménage est inférieur à 30 450 $. Dans le cas où votre revenu serait supérieur à ce chiffre, votre prestation sera réduite de 7 % du montant du revenu situé entre 30 000 $ et 65 975 $, plus 3,2 % du montant du revenu qui dépasse 65 975 $.

2. Des couches qui rapportent

Le nouveau-né moyen utilise autour de 2 700 couches au cours de sa première année. En réduisant vos frais de couches, vous pourriez économiser gros au fil du temps, et les couches en tissu sont votre option de choix.

Voici un scénario réaliste : un paquet de 128 couches jetables d’une marque populaire se vend autour de 35 $, et un bébé en utilisera en moyenne 22 paquets au cours de sa première année d’existence. Cela représente 770 $ plus les taxes.

Si l’on tient compte du fait qu’une petite fille utilise des couches pendant 35 mois en moyenne et un petit garçon pendant 39 mois, on arrive à des frais de couches pouvant potentiellement atteindre entre 2 000 $ et 2 500 $ et même davantage.

Et les couches en tissu? Un paquet de 12 couches coûte autour de 250 $. Il est vrai que vous devrez utiliser plus d’électricité, d’eau et de détergent, mais il est évident que cette solution vous permettra d’économiser.

3. Des économies de seconde main

Vous pourriez être tenté de doter votre rejeton des meilleurs équipements, mais ne courez pas tout de suite au centre commercial.

Lit d’enfant, table à langer, poussette, interphone de surveillance, le nombre d’articles dont un bébé a besoin la première année est étourdissant et se chiffrera dans les milliers de dollars si vous les achetez neufs. Bien sûr, ce chandail à 80 $ irait fort bien à fiston, mais, comme un enfant grandit en moyenne de 6 centimètres par année jusqu’à l’âge de 10 ans, il le portera à peine.

C’est ici qu’entrent en jeu les amis et la famille : plus vous pourrez emprunter et échanger, plus vous économiserez. Existe-t-il d’autres solutions? Les sites de petites annonces comme Kijiji.ca, les groupes Facebook d’achat et de vente à proximité et les boutiques de vente en consignation.

4. Recherchez les articles à double vocation

«Je recommande de rechercher du matériel polyvalent ou adaptable à mesure que l’enfant grandit, indique Karen Mills, une maman de Parry Sound, comme, par exemple, un siège d’auto de bébé qui se transforme en siège rehausseur, ou un parc portatif avec berceau intégré de type Pack ’n’ Play.»

5. Les bibliothèques, meilleures amies des parents

Emmenez votre enfant à la bibliothèque locale dès que possible. Cela nourrit le plaisir d’apprendre, tout en vous permettant d’économiser.

«Plutôt que de lui acheter toujours des nouveaux livres, j’emmène régulièrement mon fils à la bibliothèque où il a sa carte», indique Miriam Claerhout. «Lorsque j’entends parler d’un livre qui pourrait plaire à mon fils, je me le procure à la bibliothèque, surtout s’il s’agit du premier d’une série. Si le livre lui plaît, je pourrais envisager d’acheter les suivants.»

Les bibliothèques proposent aussi des activités gratuites, comme les programmes d’animation de la Bibliothèque de Montréal, qui font découvrir le goût de la lecture aux enfants de tous âges. Renseignez-vous auprès de votre bibliothèque locale pour connaître ses activités.

Les Stratégies financières à long terme pour les parents examinent notamment les régimes enregistrés d’épargne-études (REEE) et des façons d’enseigner aux enfants comment prendre de bonnes décisions financières.

 

Comment économiser de l’impôt lorsque vous êtes en couple?

Il vous est impossible de ne pas payer d’impôt sur le revenu, mais vous pourriez éventuellement fractionner une partie de votre revenu avec votre conjoint ou conjointe. Et si votre conjoint ou conjointe se trouve dans une tranche d’imposition inférieure, votre couple aura moins d’impôt à payer. Voici trois scénarios qui illustrent quelques-unes des stratégies permettant de réaliser des économies d’impôt grâce au fractionnement du revenu.

Karine et Henri

Karine, cadre dans une entreprise de soins de santé, touche le principal revenu de la famille et Henri est photographe indépendant. Le couple réalise des économies d’impôt de plusieurs façons, toujours en faisant appel à des solutions de placement.

Si Karine ne faisait que donner de l’argent à Henri pour qu’il l’investisse, espérant ainsi payer moins d’impôt sur le revenu et sur la croissance, les règles d’attribution feraient en sorte que Karine soit responsable de la facture fiscale. Mais elle utilise plutôt un prêt à taux prescrit. Karine prête à Henri les 100 000 $ qu’elle a reçu en héritage. Elle perçoit des intérêts auprès de Henri au taux prescrit par le gouvernement, actuellement 2 %, et les revenus de placement sont imposables au nom de Henri, à son taux d’imposition inférieur. Pour que cette stratégie en vaille la peine, le montant emprunté doit être important et il faut qu’il existe une différence importante entre les taux d’imposition marginaux de chaque conjoint.

De plus, le couple utilise une technique en matière de placement qui est simple et efficace. Karine s’occupe des factures ménagères pour permettre à Henri d’utiliser son revenu pour investir dans un compte non enregistré, profitant ainsi de nouveau de son taux d’imposition inférieur.

En outre, Karine donne de l’argent à Henri qui le place dans son compte d’épargne libre d’impôt (CELI), technique permise par les règles d’attribution.

Marc et Isabelle

Marc est propriétaire d’une entreprise de planification d’événements. Sa femme, Isabelle, travaille à temps partiel pour développer les affaires de l’entreprise, principalement par l’entremise des médias sociaux. L’entreprise lui verse des dividendes en guise de salaire et ces derniers sont imposés à son taux d’imposition personnel. Mais après l’entrée en vigueur des nouvelles règles touchant l’impôt sur le revenu fractionné le 1er janvier 2018, leur arrangement en matière du fractionnement de leur revenu, qui était jusqu’alors acceptable, était dorénavant menacé. En effet, Isabelle travaille moins de 20 heures par semaine, ce qui signifie que les dividendes qu’elle reçoit sont maintenant imposés au plus haut taux d’imposition marginal.

Le couple devait prendre une décision. Isabelle pouvait percevoir un salaire, celui-ci n’étant pas touché par les nouvelles règles sur l’impôt sur le revenu fractionné, ou il pouvait choisir de répondre aux nouvelles exigences. Puisqu’ils préfèrent la simplicité des dividendes aux formalités administratives qu’implique le versement d’un salaire, Isabelle travaille maintenant un minimum de 20 heures par semaine et elle continue de recevoir des dividendes qui sont une source de revenus fiscalement avantageuse. Le couple bénéficie toujours du fractionnement de leur revenu et Isabelle tient un registre de ses heures de travail pour démontrer que le couple répond aux nouvelles exigences relatives aux règles touchant l’impôt sur le revenu fractionné.

Amélie et Hasan

Amélie et Hasan sont un couple retraité qui profite au maximum de son revenu de retraite en payant le moins d’impôts possible. Avant de prendre sa retraite, Hasan touchait le revenu le plus élevé et il a ouvert un régime enregistré d’épargne-retraite (REER) au profit du conjoint, devenu depuis un fonds enregistré de revenu de retraite (FERR) au profit du conjoint. Amélie retire des montants du FERR de conjoint pour aider à soutenir le mode de vie du couple, et ces montants sont assujettis à son taux d’imposition plus faible.

Hasan retire le montant minimum de son FERR et il partage la moitié de cette somme avec Amélie. Cette stratégie permet au couple d’économiser de l’impôt et de réduire le revenu net de Hasan, ce qui lui évite d’être assujetti à la récupération des prestations de la Sécurité de la vieillesse.

Le couple partage également les prestations qu’il reçoit du Régime de pensions du Canada (RPC). Le gouvernement utilise une formule pour déterminer la répartition exacte, celle-ci étant basée sur le partage à égalité entre Amélie et Hasan de la pension combinée qu’ils ont accumulé en vivant ensemble.


Retraits anticipés d’un REER au profit du conjoint

Voici une stratégie qui est particulièrement efficace lorsqu’un conjoint a un revenu peu élevé ou n’a aucun revenu. Pendant plusieurs années, le conjoint qui touche le revenu le plus élevé cotise le montant maximal admissible au REER de conjoint. Ensuite, il ou elle cesse de cotiser au REER de conjoint pour cotiser à son REER individuel pendant deux années civiles après l’année de la dernière cotisation au REER de conjoint.

Après quoi le conjoint dont le revenu est le plus faible retire des fonds du REER de conjoint. Si les retraits avaient été faits plus tôt, pendant la période d’attente de deux ou trois ans, ils seraient imposables au conjoint qui touche le revenu le plus élevé. Mais ces retraits sont maintenant imposables au taux d’imposition plus favorable du conjoint dont le revenu est le plus faible. Les fonds retirés peuvent être utilisés pour cotiser au REER individuel du conjoint qui touche le revenu le plus élevé ou au CELI qui appartient au couple.

Cette stratégie peut être utilisée une ou plusieurs fois et ne devrait être entreprise qu’avec l’aide de votre conseiller. Elle permet au conjoint qui touche le revenu le plus élevé de bénéficier d’une déduction fiscale plus élevée pour les sommes versées dans un REER, et au conjoint dont le revenu est moins élevé de payer moins d’impôts sur les sommes retirées de son REER de conjoint. De plus, les retraits peuvent être investis pour profiter d’autres avantages fiscaux.

Vite! Nommez votre atout le plus précieux

Votre maison est-elle votre bien le plus précieux? Votre régime enregistré d’épargne-retraite (REER)? Un compte de placement? Votre bien le plus précieux est sans doute ce qui finance tout le reste, à savoir votre revenu. Il est donc tout à fait logique de protéger votre revenu. C’est ici qu’entre en jeu l’assurance-invalidité. D’ailleurs, l’assurance-invalidité est souvent appelée assurance en cas de perte de revenu.

L’assurance-invalidité fournit une prestation mensuelle lorsqu’une maladie ou qu’une blessure vous empêche de travailler. Les demandes relatives aux incapacités à long terme les plus courantes au Canada sont liées à des problèmes musculo-squelettiques, àla santé mentale et au cancer. Parmi les problèmes musculo-squelettiques, nommons les maux de dos et les douleurs liées à l’arthrite impliquant des problèmes de souplesse ou de mobilité. D’autres réclamations communes sont liées aux maladies et aux lésions cardiaques. Une enquête menée par Statistique Canada montre que, parmi les personnes en âge de travailler, une sur cinq souffre d’une incapacité qui l’empêche d’accomplir certaines activités quotidiennes, et 43 % d’entre elles estiment avoir une incapacité grave ou très grave.1

Évaluation de l’assurance-invalidité collective

Il se peut que l’assurance-invalidité de longue durée offerte par votre employeur vous convienne parfaitement, mais pour certaines personnes, l’assurance-invalidité collective comporte des lacunes. La période d’attente avant que les prestations commencent à être versées peut être plus longue que souhaité. Il se peut aussi que la période maximale au cours de laquelle vous recevez des prestations ne soit pas assez longue. Ou encore, il se peut que la prestation mensuelle maximale soit loin de répondre à vos besoins quant au coût de la vie.

Il existe différentes définitions de la notion d’« incapacité ». La meilleure couverture couvre « votre emploi », ce qui signifie que vous recevez des prestations si l’invalidité vous empêche de remplir les tâches que vous accomplissez habituellement dans le cadre de votre travail. En revanche, l’assurance-invalidité « tout emploi » signifie que vous ne recevez des prestations que si l’invalidité vous empêche d’effectuer quelque travail que ce soit.

Si vous souhaitez souscrire à une assurance-invalidité encore plus complète, vous pouvez ajouter une protection complémentaire à votre couverture collective au moyen d’une assurance-invalidité individuelle. Par exemple, une personne dont le régime collectif offre une couverture «occupation propre », mais pour une période d’indemnisation de deux ans seulement, pourrait choisir de souscrire à une assurance-invalidité individuelle comportant une période d’attente de deux ans et offrant une couverture « occupation propre » jusqu’à l’âge de 65 ans.

Communiquez avec nous si vous souhaitez évaluer vos besoins en matière d’assurance-invalidité ou évaluer votre assurance-invalidité actuelle.

Une protection pour les propriétaires d’entreprise

En tant que propriétaire d’une petite entreprise ou travailleur autonome, vous avez probablement souscrit à une assurance-invalidité pour compenser le revenu que vous perdriez s’il vous fallait vous absenter du travail à la suite d’une blessure ou d’une maladie. Mais n’hésitez pas à nous consulter si vous pensez également avoir besoin d’une couverture assurance-invalidité supplémentaire. Une assurance frais généraux, un type d’assurance-invalidité, aide à couvrir les coûts de fonctionnement comme les salaires, le loyer et les services publics pendant la période au cours de laquelle vous devez vous absenter du travail. Vous pourriez également couvrir le coût d’une police d’assurance-invalidité individuelle pour attirer et maintenir en poste un employé essentiel. Si vous avez établi un partenariat, une assurance-invalidité pourrait financer une convention de rachat qui permet à un partenaire d’acheter les intérêts commerciaux du partenaire qui doit s’absenter.

 

Apprendre à vos enfants à gérer l’argent

Les jeunes d’aujourd’hui peuvent préférer puiser leur information en ligne, mais en ce qui concerne la vie financière, les parents ont encore un peu d’influence. Voici quelques moments qui se prêtent bien à l’enseignement des finances.

Les plus jeunes

Un jour, vos enfants cesseront de croire que la fée des dents leur donne de l’argent, et ils se rendront compte qu’ils doivent le gagner. Il s’agit d’un grand voyage, et c’est vous qui êtes le guide.

Les leçons à tirer de l’argent de poche

L’argent de poche pourrait vous permettre d’enseigner plusieurs choses. Lorsque vos enfants sont de jeunes adolescents, vous pourriez décider de leur donner de l’argent de poche s’ils font certaines tâches ménagères ou certaines tâches spéciales, de sorte que votre enfant se fasse une idée de ce qu’on entend par « travail ». S’il s’agit plutôt d’une somme d’argent que vous donnez à votre enfant sur une base régulière, cela lui permettra d’apprendre comment faire un budget jusqu’au prochain « jour de paie », ou d’épargner, le cas échéant.

Parlez avec vos enfants

Lorsque vous partagez de l’information financière, vos jeunes adolescents et vos adolescents peuvent en apprendre beaucoup sur le monde de la finance. Parlez-leur de vos versements hypothécaires, ce qui vous permet d’aborder les concepts du capital investi et des intérêts. Renseignez-les sur le Régime enregistré d’épargne-études (REEE) dont ils sont bénéficiaires. Montrez-leur la facture d’eau et expliquez-leur que l’eau n’est pas gratuite.

Songez à une carte de débit

À l’école secondaire, une carte de débit peut se révéler être un outil efficace pour apprendre à vos enfants comment gérer leur argent. Si l’argent provient d’un emploi à temps partiel ou d’un emploi d’été, votre enfant pourrait apprendre la différence entre acheter ce dont il ou elle « a besoin » plutôt que d’acheter ce qu’il ou elle « aimerait » avoir. Si c’est vous qui financez la carte de débit, vous avez l’occasion d’apprendre à votre enfant comment suivre un budget.

Les années collégiales et universitaires

Il s’agit des années transitoires où votre enfant assume une plus grande responsabilité financière, mais où il ou elle demeure bien ancré(e) dans la phase d’apprentissage.

Gestion d’un budget

L’utilisation d’un logiciel de budgétisation pourrait représenter un moyen efficace pour que votre enfant commence à contrôler ses dépenses. Il suffit d’avoir un rapport mensuel qui répertorie là où l’argent a été dépensé, par catégorie, y compris la nourriture, le téléphone cellulaire, le transport, les frais de scolarité, le divertissement, le loyer, etc. Ce rapport pourrait montrer que votre enfant est sur la « bonne voie financière », ou il pourrait permettre d’identifier les dépenses qui pourraient être réduites, ou bien démontrer que votre enfant a besoin de plus d’argent.

Les bases du placement

Si votre enfant ouvre un compte d’épargne libre d’impôt (CELI) dès l’âge de 18 ans (19 ans en Colombie-Britannique, à Terre-Neuve, au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse), il vous sera possible de lui faire cadeau d’une somme que votre enfant pourra cotiser à son CELI. Idéalement, en échange de l’argent que reçoit votre enfant, il ou elle devra apprendre quelques notions de base en matière du placement, peu importe que ce soit vous qui lui enseigniez, qu’il ou elle suive un cours en ligne, ou que vous nous demandiez de vous aider. Il serait important d’acquérir des connaissances de base en ce qui concerne les actions, les obligations, le risque, la diversification et l’horizon temporel.

Les déclarations de revenus

Votre enfant n’est pas obligé de produire une déclaration à moins qu’il ou elle ait à payer de l’impôt, mais le fait de produire une déclaration offre plusieurs avantages, même si votre enfant n’a qu’un faible, voire aucun revenu à déclarer. Le fait de produire une déclaration permet à l’étudiant de demander le crédit d’impôt pour frais de scolarité, qu’il ou elle pourra utiliser maintenant ou reporter. À l’âge de 19 ans, votre enfant pourrait être admissible au crédit de la TPS / TVH, payable quatre fois par an. Le fait de déclarer un revenu permet d’accumuler des droits de cotisation à un régime enregistré d’épargne-retraite (REER), qui pourront être utilisés à l’avenir. Si son chèque de paie a fait l’objet d’une déduction d’impôt sur le revenu, il se peut que votre enfant ait droit à un remboursement d’impôt.

Gérer son argent est un processus d’apprentissage, alors ne vous inquiétez pas si vos enfants font quelques erreurs en cours de chemin. Félicitez-les lorsqu’ils réussissent bien, et encouragez vos enfants à devenir responsables financièrement.


Cartes de crédit – choses à faire et à ne pas faire

Les étudiants universitaires et collégiaux sont susceptibles de rencontrer des représentants de sociétés émettrices de cartes de crédit sur leur campus. En effet, ils ont le droit d’avoir une carte de crédit à l’âge de 18 ans en Alberta, en Saskatchewan, au Manitoba, en Ontario, au Québec et à l’Île-du-Prince-Édouard, et à l’âge de 19 ans dans les autres provinces. En suivant ces lignes directrices, nous espérons qu’ils ne s’imagineront pas qu’il s’agit d’argent gratuit.

À faire
  • Essayez de limiter les achats que vous faites à ce qu’il vous est possible de payer à la fin du mois, de manière à éviter les frais d’intérêt.
  • Si vous ne parvenez pas à payer la totalité du solde, assurez-vous au moins d’effectuer votre paiement à temps.
  • Contrôlez vos dettes en ligne pour éviter une mauvaise surprise à la fin du mois.
À ne pas faire
  • N’effectuez pas sans cesse seulement le paiement minimum, car procéder ainsi pourrait rapidement vous donner l’impression d’avoir une dette insurmontable.
  • Votre limite de crédit ne représente pas le montant de dette auquel vous devriez souscrire. Au contraire, l’objectif est de dépenser avec sagesse et non pas de dépenser tout l’argent qu’il vous est possible de dépenser.
  • N’utilisez pas votre carte de crédit pour retirer de l’argent, car les frais d’intérêt vous sont imputés tout de suite.

Planification successorale pendant COVID-19

La pandémie actuelle de Covid-19 a poussé de nombreuses personnes à réfléchir à leur planification successorale et d’inaptitude. Le deluge de nouvelles sur la crise sanitaire et le confinement à la maison ont naturellement amené les individus à considérer de manière plus réfléchie les plans qu’ils ont déjà mis en place ou les plans qu’ils aimeraient mettre en oeuvre. Les professionnels du droit partout au Canada ont remarqué un intérêt accru pour la planification successorale au cours des dernières semaines.

Exigences générales pour la signature de testaments, de procurations ou de mandats de protection

En règle générale, la plupart des provinces du Canada exigent qu’une personne signe les testaments et les procurations en présence d’un ou deux témoins. Au Québec, les testaments et mandats de protection sont généralement signés devant un notaire ou en présence de témoins. Les mesures imposées de distanciation sociale ont rendu plus difficile le respect de ces exigences et ont compliqué l’exécution des testaments, des procurations et des mandats de protection. Certaines assemblées législatives provinciales et de nombreux professionnels de la planification successorale ont trouvé des moyens novateurs de surmonter les obstacles qui se sont posés à la suite de cette pandémie.

Signature de testaments, de procurations ou de mandats de protection dans les circonstances actuelles

Le 7 avril, un décret d’urgence a été émis par le gouvernement de l’Ontario autorisant le témoignage virtuel de la signature de testaments et de procurations pour les biens et les soins personnels pendant l’état d’urgence. De même, en Saskatchewan, le témoignage virtuel de la signature de documents a été autorisé le 25 mars, en ce qui concerne les procurations durables, et le 16 avril en ce qui concerne les testaments. Les mesures d’urgence en Ontario et en Saskatchewan nécessitent la participation d’un avocat ou d’un parajuriste (Ontario seulement) au processus de témoignage de la signature de documents.

Le gouvernement du Québec a temporairement autorisé les notaires, à compter du 1er avril, à signer à distance des actes notariés (y compris les testaments et les mandats de protection) par voie électronique.

Des provinces comme la Colombie-Britannique, l’Alberta, le Manitoba, la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick n’ont, pour l’instant, pas invoqué de modifications législatives pour régler les problèmes liés à l’exécution des testaments et des procurations. Dans certaines de ces provinces, la législation régissant les testaments et procurations contient déjà des dispositions curatives pouvant être invoquées pour de tels documents qui ne sont pas conformes à toutes les exigences légales, y compris celles entourant le témoignage de la signature de documents. Cependant, une demande judiciaire pour obtenir une ordonnance ou une déclaration peut être nécessaire afin de valider ces testaments ou procurations.

Testaments olographes

Les testaments entièrement rédigés à la main ne nécessitent pas de témoins lors de leur signature (testaments olographes) et peuvent être considérés par ceux qui vivent dans les provinces où ils sont reconnus (p. ex. Alberta, Manitoba, Ontario, Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse, Terre-Neuve et Saskatchewan).

Bien que les testaments olographes puissent être exécutés efficacement en ces temps difficiles de distanciation sociale, ils peuvent ne pas convenir à tout le monde, en particulier ceux qui ont des plans successoraux complexes. Les testaments olographes doivent être effectués sous la direction et la supervision d’un professionnel du droit compétent.

Que doivent faire les individus?

Étant donné que la réponse à la pandémie évolue constamment et que les approches adoptées par les législatures et les praticiens sont variées quiconque envisage de modifier ses documents de succession devrait consulter un professionnel en qui il a confiance afin de déterminer la bonne approche pour les finaliser. Bien que ces temps difficiles présentent des défis uniques pour l’exécution des documents de succession, soyez assurés qu’il est possible de continuer de mettre en oeuvre les plans successoraux.